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Edito n°14 du 3 octobre 2017

Publié le 03-10-2017

« Là où se trouve une volonté, il existe un chemin »

Winston Churchill

 

« …Assurer la sécurité de nos concitoyens fait de la lutte contre le terrorisme islamiste la première priorité de notre politique étrangère. » (Discours du Président de la République à l’ouverture de la conférence des Ambassadeurs d’aout 2017). Erigée en priorité nationale, la lutte contre l’islamisme radical suppose une approche multidimensionnelle adaptant la nature et la portée des solutions à celles des manifestations du défi. Nous vous proposons cette semaine d’explorer quelques aspects des manifestations et enjeux soulevés par ce défi clef. Foyer de développement du terrorisme islamiste, la région sahélienne est le théâtre de mutations exceptionnelles (démographie, développement, sécurité, gouvernance…) dont l’étude « Prospective des réalités sahéliennes 2030 », réalisée sous l’égide du CSFRS par Thierry Hommel Conseil, Futuribles international et Altai consulting évalue les trajectoires possibles à l’horizon 2030. « Le Kiosque » et « La Bibliothèque » de Geostrategia accueillent respectivement la synthèse et l’étude complète. Autre aspect du défi posé par l’islamisme radical, la fascination qu’il suscite et la stratégie de propagande qu’il développe pour la cultiver, singulièrement en langue française. C’est l’objet de l’analyse « La communication francophone de Daech » issue de la revue Les Cahiers de l’Orient. Enfin, dernier aspect du défi que nous vous proposons cette semaine, celui de son contrôle, de sa canalisation politique au sein des sociétés avec l’analyse « Liban : le leadership politique face au salafisme » issu de la Fondation pour la Recherche Stratégique.

La synthèse de l’étude « Prospective des réalités sahéliennes 2030 » entend éclairer les potentialités de développement économique de l’espace sahélien, en identifier les freins comme les leviers mobilisables. L’analyse menée par Thierry Hommel présente un double intérêt. Elle illustre, de façon générale, le cheminement méthodique et rigoureux de la réflexion prospective qui permet, au travers de l’élaboration de scénarios ancrés dans le réel, de stimuler la réflexion, le débat et de favoriser la convergence entre acteurs. Elle éclaire, pour le cas sahélien plus particulièrement, les enjeux et orientations utiles à la définition de politiques d’intervention. Ces politiques pourront permettre d’accompagner les tendances lourdes à l’œuvre et d’éloigner le spectre d’un chaos.

L’article « La communication francophone de Daech » reprend les points clefs d’une étude réalisée au profit de l’Observatoire des radicalisations pour mieux comprendre la force de séduction de l’Etat islamique sur une jeunesse n’étant ni arabophone ou anglophone. L’analyse de Pierre Conesa, François-Bernard Huyghe et Margaux Chouraqui décrypte la communication francophone développée. Elle présente tant la nature de l’idéologie véhiculée, les cibles et ressorts visés que les procédés utilisés pour les faire jouer. Ces procédés s’appuient sur les technologies numériques et s’articulent au sein d’une stratégie déployée à la fois à des fins de séduction, de conviction, de recrutement que de planification et de conduite opérationnelles. La stratégie ainsi décrite de lutte du faible contre le fort dans le champ des  perceptions, s’appuie sur les réseaux virtuels du net et sur les réseaux réels des « cellules souches » implantées sur les territoires. Selon les auteurs, cette stratégie démonétise la notion de « Loup solitaire », relativise les espoirs liés au recul militaire de Daech au Levant et place la France, plus particulièrement ciblée, face à la question de son engagement militaire au sein de la coalition.

Partant du constat de la relative stabilité sécuritaire régnant au Liban, pourtant confronté au voisinage dévasté de la Syrie, l’article « Liban : le leadership politique face au salafisme » s’interroge sur l’impact des mécanismes de contrôle et d’endiguement politiques à l’œuvre au Pays des Cèdres. Tine Gade décrit l’état des lieux de l’influence salafiste au sein de la société libanaise et plus particulièrement au sein de la communauté sunnite. Son analyse explore ensuite les arcanes de la société locale et le jeu des pouvoirs qui s’y déploie. L’enracinement des islamistes dans les réseaux familiaux, claniques, communautaires qui tissent la réalité libanaise comme le pragmatisme qui inspire leur attitude d’évitement de confrontation armée font l’objet d’une description étayée et illustrée. La transposition à d’autres horizons et contrées d’un tel modèle reste peut être encore à instruire, mais peut vraisemblablement être méditée.

Nous profitons de ce quatorzième édito pour rappeler qu’il ne reste que 4 jours pour candidater à l’appel à projets non thématiques 2018 du CSFRS. La date limite d’envoi des lettres d’intention est fixée au 6 octobre 2017.

Auteur(s) : « Là où se trouve une volonté, il existe un chemin » Winston Churchill   « …Assurer la sécurité de nos concitoyens fait de la lutte contre le terrorisme islamiste la première priorité de notre politique étrangère. » (Discours du Président de la République à l’ouverture de la conférence des Ambassadeurs d’aout 2017). Erigée en […]

Source(s) : CSFRS

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